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Pour Le Memorial Day: L’art De La Guerre

Le texte ci-dessous est l’extrait du livre L’art De La Guerre: écrit par Victoria Charles et Sun Tzu, publié par Parkstone International.

Carl von Steuben, Charles Martel à la bataille de Poitiers, 1834-1837.
Huile sur toile, 542 x 465 cm.
Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles.

“L’art de la guerre”. Les premières associations qui viennent à l’esprit en entendant ce terme, n’ont évidemment rien à voir avec l’art, mais tout à voir avec la guerre : il s’agit de l’ancien traité militaire appelé L’Art de la guerre. Généralement attribué au général chinois Sun Tzu (en fonction de la translittération, son nom s’écrit également Sun Wu ou Sunzi), ce livre a été écrit pendant la période de la Chine féodale, environ 400 à 200 ans avant Jésus-Christ. D’ailleurs, d’un point de vue scientifique, les écrits – qui avait déjà acquis une réputation certaine au moment de la période des “ Royaumes combattants “ – ont été rédigés soit par Sun Tzu seul, avec des annotations mineures après sa mort venant d’autres penseurs militaires, soit modifiés et coécrits par d’autres stratèges militaires chinois. Quoi qu’il en soit, ils offrent un large recueil de proverbes concernant tous les aspects clés de la guerre. Imprégné de philosophie taoïste, le traité fournit non seulement des conseils pragmatiques sur des choses telles que les dépenses militaires ou l’ordre de marche, mais il est d’abord et avant tout conçu comme de la littérature éducative pour le chef militaire ambitieux. Curieusement, il ne couvre pas de manière précise tous les aspects de la guerre, tel qu’un lecteur, lisant le recueil pour la première fois, pourrait s’y attendre. Au lieu de cela, bon nombre de ces proverbes thématiquement ordonnancés, sont essentiellement destinés à enseigner au chef militaire idéal comment développer un sens aigu de la conduite d’hommes et analyser les circonstances. À l’occasion, Sun Tzu et ses coauteurs offrent des conseils très précis sur la façon d’agir dans différentes situations et comment interpréter divers signes d’avertissement, mais l’objectif global reste celui de faciliter une manière guerrière de penser. En bref, il se préoccupe plus de la stratégie globale et à un moindre degré de la logistique et encore moins de tactiques. Ces caractéristiques rendent ces écrits anciens, aujourd’hui encore, populaires auprès des officiers, hommes d’affaires, historiens et amateurs de militaria, qui vénèrent ce livre pour sa sagesse intemporelle demeurant applicable et m’me transférable à d’autres domaines, tels que le commerce, à une époque qui diffère si fondamentalement de l’époque à laquelle l’original fut écrit.

Frank Craig, « La Pucelle ! » Jeanne d’Arc à la tête de la cavalerie française, 1907.
Huile sur toile, 150 x 341 cm.
Musée d’Orsay, Paris.

Le titre de ce livre d’art n’est bien sûr pas un hasard. Il a été intentionnellement choisi pour évoquer le général chinois et ses écrits. Bien que le but principal soit de présenter l’art qui a été inspiré par la guerre, il est également censé incarner – sans ‘tre exhaustif – une chronologie des batailles importantes et décisives dans l’histoire du monde. Dans ce contexte, nous désirons appliquer les sagesses du général aux guerres qui ont été menées à travers les âges, savoir si les factions impliquées ont agi selon ces concepts, ou si elles ont fait preuve d’une négligence presque criminelle des principes les plus élémentaires de la guerre. Bien sûr, leur application n’est pas fondée sur une profonde analyse militaire ou historique, mais est plutôt conçue comme une source d’inspiration pour le lecteur désirant se plonger dans l’histoire et les circonstances, ainsi que dans l’écriture de Sun Tzu lui-m’me. En commençant par l’un des premiers conflits armés, la bataille de Qadesh, ce livre rend compte des champs de bataille, des paysages européens à jamais déchirés par la guerre, mais aussi des champs de bataille plus discrets dans les déserts glacés de la Finlande ou les déserts brûlants du Moyen-Orient. Il termine par une présentation des guerres qui ont changé la compréhension de la guerre et la guerre elle-m’me à jamais : les deux guerres mondiales. Chaque conflit est accompagné d’illustrations, contemporaines ou rétrospectives, destinées à montrer l’évolution de la représentation de la guerre à travers les siècles.

Félix Philippoteaux, Bayard défendant seul le pont de Garigliano, 1836. Huile
sur toile, 111 x 136 cm.
Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles.

Millenium de la guerre

Sun Tzu dit : l’art de la guerre est vital pour l’État. C’est une question de vie ou de mort, la route vers la sécurité ou la ruine. C’est donc un sujet qui doit ‘tre étudié profondément. Faire une liste de toutes les guerres, batailles ou conflits armés mineurs que l’humanité a connus tout au long de son histoire, serait au-delà du possible. D’une part, nous pouvons dire avec certitude que tous les conflits n’ont pas été enregistrés ou transmis dans l’histoire et tous les récits de ces batailles qui ont été communiqués à la mémoire collective de l’humanité, ne peuvent faire l’objet d’un examen minutieux. L’un des truismes les plus célèbres exprime cela ainsi, “l’histoire est écrite, par le vainqueur“, ce qui semble jeter une ombre de doute sur ces époques de l’histoire humaine moins bien documentées. Combien de récits mineurs ont filé à travers les fissures de cette scène qu’est l’histoire ? Combien de dossiers ont été écrits par des historiens trop embourbés dans leur culture et leur traduction ? Pour le moment, ces questions restent sans réponse. Ce qui demeure, c’est de faire confiance aux sources pouvant prétendre à un certain degré d’objectivité. Ainsi, aucun livre ne pourra jamais ambitionner à présenter un compte-rendu complet de l’histoire de la guerre. Ce qui est concevable, cependant, est de sélectionner les conflits les plus incisifs. Ceci est exactement ce que ce livre tente d’accomplir. Donner un aperçu des batailles qui ont façonné la civilisation en général ou, parfois, des cultures spécifiques. Pour choisir ces conflits, non seulement leur ampleur a été un critère décisif, mais aussi bien d’autres aspects, tels que l’application de nouvelles technologies, d’habiles manfluvres tactiques, des histoires de bravoure individuelle ou les contextes politiques.

La Prise de Tenochtitlán, extrait de La Conquête de Mexico, seconde moitié du XVIIe siècle.
Huile sur toile. Collection Jay I. Kislak, Rare Book and Special Collections Division,
Library of Congress, Washington, D.C.

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