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Au revoir, Monsieur Delacroix

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La fin de la vie de Delacroix se fit à l’écart de ses contemporains, rue de Furstenberg, en compagnie de sa vieille servante, Jenny Le Guillou. Affaibli par la maladie, il continua de peindre, conservant sa prédilection pour les scènes orientales et les thèmes inspirés par les poètes. La découverte de la mer, à Dieppe, fut pour lui comme le dernier renouvellement de son travail, traitant des flots déchaînés dans des oeuvres au sujet biblique tel Le Christ sur le lac de Génésareth.

Le Christ sur le lac de Génésareth, vers 1863. Huile sur toile, 50 x 61 cm. Gallerie Peter Nathan, Zürich.

En 1859, fatigué par les immanquables critiques que suscitait encore le moindre de ses envois au Salon, il décida de ne plus exposer. Et, dans ce paradoxe au sein duquel il sembla toujours se complaire, lui qui s’était montré si novateur au début de sa carrière, resta à l’écart des grandes oppositions qui animaient désormais le monde de la peinture vivante. Il mourut le 13 août 1863 et son atelier fut, selon les dispositions qu’il avait prises dans son testament, dispersé aux enchères.

Ovide en exil chez les Scytes, 1859. Huile sur toile,
87,6 x 130,2 cm. The National Gallery, Londres.

Les lieux furent par la suite occupés par différents locataires jusqu’au jour où la destruction du site fut envisagé. Mais, notamment grâce à la mobilisation de Paul Signac et Maurice Denis qui participèrent, en 1929, à la constitution de la Société des amis d’Eugène Delacroix, l’ultime atelier du peintre fut préservé. En 1954, la société fit don des lieux à l’État français, en vue de la création du musée qui, en 1971, devint le musée national Eugène Delacroix.

Chasse au lion, 1855. Huile sur toile, 57 x 74 cm.
Nationalmuseum, Stockholm.

Peintre parlant à l’oeil plutôt qu’à la raison, Delacroix fut ainsi l’un des plus grands coloristes français du XIXe siècle, si ce n’est le plus grand. La couleur fut pour lui un moyen d’expression déterminant qui, toujours, eut la préséance sur le dessin, la forme et les détails. Bien que ce fût malgré lui, il s’inscrit incontestablement au coeur du mouvement romantique, au sein de cette Europe qui se nourrissait alors de Goethe, de Scott, de Byron ou encore de Hugo. La nature romantique du peintre, peut-être de manière inconsciente, s’enflamma aux rimes de leurs lignes ; il était possédé par leurs.

Odalisque, 1857. Huile sur bois, 35,5 x 30,5 cm. Collection privée.

Ainsi, tirat- il nombre des sujets de ses toiles dans les oeuvres de ses poètes préférés, non pour les transposer dans des illustrations littérales, mais pour faire s’exprimer, à travers son propre langage pictural, les émotions les plus vives du coeur humain. Et, c’est généralement dans les rapports entre plusieurs personnages, en d’autres termes dans le drame, que Delacroix trouvait l’expression naturelle et saisissante de ses idées. Dès lors, son OEuvre apparaît, comme un immense poème polymorphe, à la fois lyrique et dramatique, sur les passions violentes et meurtrières qui, toujours, fascinent, dominent et déchirent l’humanité.

Huile sur toile, 64,5 x 81 cm. Musée du Louvre, Paris.

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