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L’Angoisse de la faille
Deux adolescents sur une terrasse un soir d’été, une femme sur le pas de sa porte vers midi, une autre qui s’habille dans sa chambre le matin… A priori rien de bien inquiétant, et pourtant… Les toiles de Hopper déclenchent toujours en moi quelque chose d’indéfinissable, entre l’inquiétude, le mal-être et la peur diffuse. La sourde angoisse de la permanence des choses. Si elles sont situées très précisément dans le temps et dans l’espace, ses œuvres montrent des situations telles qu’elles ont toujours été et telles qu’elles seront toujours. On a l’impression d’un instant en même temps déterminé et éternel, comme une sorte de faille dans le temps. L’impression d’être au bord…
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Edward Hopper und der Voyeur
Edward Hopper – bei keinem anderen Künstler bin ich lieber Voyeur. Des Nachts findet sich irgendwo ein hell beleuchtetes Büro oder Zimmer, in das ein Fenster Einblick gewährt. Eine alltägliche, meist banale Szene spielt sich ab, Kommunikation fehlt häufig ganz. Dennoch lassen mich diese Szenen verweilen, eine ungewohnte Intimität lässt mich näher an das Werk herantreten – und doch werde ich auf Distanz gehalten. Ebenso finden sich Szenen, die dem Betrachter suggerieren, sich im selben Zimmer oder Nebenzimmer zu befinden, den Blick auf eine auf ihrem Bett sitzende oder am Fenster stehende (mitunter nackte) Frau freigebend. Räumlich fast involviert, werden wir jedoch auch hier wieder auf Distanz gehalten und in…






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