Français

L’Art de la Chine

Le texte ci-dessous est l’extrait du livre L’Art de la Chine: écrit par Stephen W. Bushell , publié par Parkstone International.

Notre connaissance des vieux empires de l’Asie occidentale s’est considérablement accrue par suite de découvertes récentes, dues aux fouilles pratiquées dans les ruines des temples et des cités. Bien d’autres vestiges de la Chine ancienne attendent sans doute la pioche de l’explorateur, le long du fleuve Jaune et de son affluent principal, la rivière Wei, qui coule de l’ouest à l’est à travers la province du Chansi, où s’étaient installés les premiers établissements chinois. Mais ils gisent profondément ensevelis sous des amoncellements de limon qui, déplacés par le vent, arrivent à former les épais dépôts de loess jaune caractéristiques de ces régions.

L’Art de la Chine 1
Anonyme, (artiste de la Cour),
Portrait de L’empereur Kangxi en habit de cour (1662–1722), début XVIIIe.
Rouleau de parchemin vertical, encre de Chine et couleur sur soie, 278 x 143 cm.
Palace Museum, Pékin.

Les exhumations sont à la merci d’une circonstance fortuite : le changement du lit du fleuve, ou le percement de canaux destinés à l’irrigation ; on met alors à jour des vases rituels de bronze et divers autres objets antiques. Les Chinois attachent le plus grand prix à ces vestiges des dynasties primitives, bien que leurs croyances géomanciennes les éloignent en général de toutes fouilles, qui troublent la terre, dans le seul but de découvrir des objets de ce genre.

Chinese Art 2
Anonyme,
Qin Shi Huang, suivant un album coréen, XIXe.
Papier, Folio. British Museum, Londres.

La période légendaire, si l’on veut la distinguer de la période purement mythique, commence avec Fou-hi, (env. 2800 av. J.-C.) le célèbre fondateur de la constitution politique de la Chine. Tcheou-Yong, le second des trois souverains antiques vaincu Hong-Kong, le premier rebelle, chef d’une insurrection titanique en des temps très anciens, et qui fut tout près de submerger la terre sous un déluge d’eau. Le troisième des San Houang est Chen-nong, « le Laboureur divin », qui inventa la charrue de bois et enseigna l’agriculture à son peuple. Il découvrit la vertu curative des plantes et établit le premier marché pour l’échange des produits

L’Art de la Chine 3
Qi Nian Dian (La Salle de la Prière
pour les Bonnes Récoltes) caisson en bois avec dragons et phénix, 1420.
Bois. Pékin.

Yao évinça son propre fils ; il invita les nobles à lui choisir un successeur, c’est alors que Chouen fut choisi ; et Chouen, à son tour, écartant un fils indigne, transmit le trône à un ministre intelligent et expérimenté, le grand Yu. Mais Yu cessa de s’inspirer de ces illustres exemples et encourut le blâme de « convertir l’empire en un domaine de famille » ; c’est depuis cette époque qu’a triomphé le principe héréditaire.

L’Art de la Chine 4
La vieille ville de Lijiang, XIIIe-XIVe. Lijiang.

Yu dut sa grande réputation aux vastes travaux hydrographiques qu’il dirigea pendant neuf ans, jusqu’au moment où le pays, partagé en neuf provinces, fut finalement à l’abri des inondations. Ses hauts faits sont consignés dans le Tribut de Yu, que l’on retrouve avec quelques modifications dans le Chou King de Confucius, dans les deux premières histoires des dynasties, les Mémoires historiques de Sseu-ma Ts’ien (85 av. J.-C), et les Annales de la première dynastie des Han, par Pan Kou (92 av. J.-C).

L’Art de la Chine 5
La porte fluviale de Panmen vue de l’extérieur des murailles de la ville, 1333-1370.
Suzhou, Suzhou. Province de Jiangsu.

La légende veut qu’il ait fait fondre neuf trépieds de bronze (ting) avec le métal envoyé des neuf provinces à la capitale, située près de K’ai-Fong Fou, dans la province du Ho-nan ; ces trépieds furent religieusement conservés pendant près de 2.000 ans comme sauvegarde de l’empire. Le grand Yu est représenté comme fondateur de la dynastie des Hia en compagnie de Kie Kouei, son descendant dégénéré, dernier de la race, monstre de cruauté dont les iniquités firent retentir le ciel jusqu’au jour où il fut détrôné par T’ang, « le Réalisateur », fondateur de la nouvelle dynastie des Chang.

La dynastie des Tcheou, à qui l’habileté politique du roi Wen et les prouesses militaires du roi Wou valurent de si glorieux débuts, fut consolidée sous le règne du roi Tch’eng. Ce dernier n’avait que treize ans quand il accéda au trône ; la régence échut à son oncle Tan, duc de Tcheou, l’un des personnages les plus célèbres de l’histoire ; sa vertu, sa sagesse et les honneurs qu’il reçut l’égalent presque aux grands chefs de l’antiquité, Yao et Chouen. Il édicta les ordonnances de l’empire, dirigea fermement sa politique, et dans toutes ses actions se montra le bon génie de la nouvelle dynastie, pendant le règne de son frère, le roi Wou, qui lui conféra la principauté de Lou, et pendant la première partie du règne de son neveu, le roi Tch’eng.

L’Art de la Chine 6
La Grande Muraille (Badaling), XVIe siècle.
Badaling, Nord de Pékin.

Le partage du pays en fiefs héréditaires, conférés à des membres de la maison royale et à des représentants des anciennes dynasties, conduisit au désastre final. Tandis qu’augmentait la puissance des feudataires, celle du pouvoir central déclinait, jusqu’à devenir incapable de résister aux assauts des tributs barbares du sud et de l’ouest.

Pour mieux connaître , continuez cette passionnante aventure en cliquant sur: Amazon US, AmazonFrance, numilog, youboox, Decitre, Chapitre, FnacFrance, FnacSwitzerland, Librairiecharlemagne.com, Bookeen, Cyberlibris, Ebook Gallery, GoogleBook, Amazon Canada, Renaud-Bray, Archambault, Les Libraires, Overdrive, ITunes, Kobo, Parkstone.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Share via
Copy link
Powered by Social Snap
%d bloggers like this: