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Louvre et corps sémaphores
Paris, le 14 octobre 1911, Chère Eugénie, Je sors tout juste de l’hôtel Coulanges où la Duncan tenait réception et faisait le spectacle. La grâce de ses mouvements enveloppés puis libérés de ses voiles m’ont fait croire un instant, -moi, qui comme tu sais, suis si pragmatique d’ordinaire -, aux nymphes et à leurs danses bacchanales, aériennes et envoûtantes. Elle se mouvait là, son buste offert, ses petits pas flottants, ses enjambées agiles, devant nos yeux ébaubis, et Bobby en devenait presque fou : Isadora, femme moderne, antique vivante parmi les statues vestiges des rêves des poètes. Elle n’est qu’à elle et partout à la fois, Ménades…



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