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Leonardo Da Vinci – L’architecte

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Le texte ci-dessous est l’extrait du livre Léonard De Vinci L’Artiste, le Penseur, le Savant: écrit par Eugène Müntz, publié par Parkstone International.

L’occasion de se produire dans ce domaine nouveau ne tarda pas à s’offrir au sculpteur-peintrearchitecte. Depuis des années, l’achè vement de la cathédrale de Milan préoccupait au loin tous ceux qui cultivaient l’architecture gothique. Les maîtres d’oeuvre de Strasbourg, concurremment avec Bramante, Francesco di Giorgio Martini et bien d’autres, avaient dû donner des conseils, élaborer des projets. En 1487, Léonard voulut prendre part, lui aussi, à ce grand concours, qui surexcitait l’ardeur des derniers champions du moyen âge ; il concentra son attention sur la coupole qui devait couronner le transept (le tiburium). Mais tout tend à prouver que son projet, en style gothique, fut écarté et que le maître se borna désormais à des recherches toutes platoniques.

Il acceptait d’ailleurs avec empressement les travaux en apparence les plus humbles. Le 2 février 1494, se trouvant à la Sforzesca, il y dessina vingt-cinq marches d’escalier, de deux tiers de brasse de haut et de huit brasses de large. Le 20 mars suivant, il se rendit à Vigevano pour examiner les vignes. Peut-être fut-ce à cette occasion qu’il fit une étude sur l’escalier de cette résidence, haut de cent trente marches.

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Dessins d’escaliers. Plume et encre. Bibliothèque de l’Institut de France, Paris.
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Photographie : Escaliers de la cour du château de Blois

Quoique l’on ne puisse attribuer avec certitude à Léonard aucun édifice existant, il est facile, au moyen de ses croquis, de deviner ce qu’ont pu être ou ce qu’auraient été ses projets, traduits en pierre. Ils devaient révéler, en premier lieu, le sentiment de l’harmonie qui carac térisait ce puriste par excellence, cet équilibre parfait des différentes parties de l’édifice, rattachées au corps du bâtiment central par un lien véritablement organique et vivant. Les églises à plan concentrique, c’est-à-dire avec les bas côtés et les chapelles groupées, le plus étroi tement possible, autour d’une coupole centrale, qui régnait en quelque sorte également sur toutes les parties de l’édifice, système particu lièrement cher aux Byzantins, semblent avoir eu toutes les préférences du maître. Il en a esquissé un grand nombre ; dans les feuillets publiés par M. de Geymüller, il a réuni quatre, six, et jusqu’à huit coupoles autour du dôme central. Le pavillon qu’il dessina pour le jardin de la duchesse Béatrix d’Este était également voûté en dôme. Son chef-d’oeuvre, dans le domaine de l’architecture circulaire, est un projet de mausolée (inspiré peut-être de celui d’Halicarnasse, qui subsistait encore en partie au commencement du XVe siècle), d’une ordonnance aussi simple que grandiose : ce projet suffirait, d’après M. de Geymüller, à ranger Léonard au nombre des plus grands architectes qui aient jamais existé.

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Photographie : Escaliers à double révolution du château de Chambord.

En tant qu’architecte, ajoute M. de Geymüller, Léonard procédait en droite ligne de Brunelleschi. Il le reconnut lui-même en relevant le plan de l’église Santo Spirito de Florence, en esquissant une vue latérale de l’église San Lorenzo, dans la même ville, et en composant un plan presque identique à celui de la fameuse chapelle des Anges, trois des chefs-d’oeuvre de Brunelleschi. Il s’inspira en outre, dans ses projets d’églises, de la coupole et de la lanterne de Sainte-Marie des Fleurs ; il lui prit enfin le principe des doubles entablements. Il est possible que l’influence d’un autre de ses compatriotes florentins, le grand Léon-Baptiste Alberti, ne se soit exercée sur lui qu’après son arrivée à Milan, par l’intermédiaire de Bramante, qui, à tant d’égards, reprit et développa les données d’Alberti. Mais ce fut surtout Bramante, dans sa manière classique, plutôt que dans sa ma nière lombarde, qui agit profondément sur lui.

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Santa Maria della Consolazione, 1508. D’après un projet de Bramante. Todi.

Léonard architecte rêvait, de même que Léonard sculpteur, des ouvrages colossaux, presque chimériques. La nécropole royale imaginée par lui devait se composer, d’après les calculs de M. de Geymüller, d’une montagne artificielle, de six cents mètres de dia mètre à sa base, et d’un temple circulaire dont le pavement était situé à la hauteur des flèches de la cathédrale de Cologne, tandis que l’intérieur avait la largeur de la nef de Saint-Pierre de Rome.

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