-
LES COCOTTES DE LA BELLE ÉPOQUE
Après la grande dépression de la fin des années 1880-90, le nouveau siècle ne pouvait être autre que sublime. L’air parisien est un concentré de cocottes, de folies, de fêtes, d’arts, de luxe presque ridicule… L’art de vivre est incarné par la capitale française qui apprête sa tenue, se recoiffe et bombe le torse pour la grande Exposition Universelle de 1900. Dans Gigi, Colette décrit avec merveille cette euphorie luxueuse qui devient presque hystérique : « Mme Alvarez eut un foie gras et six bouteilles de champagne, munificences sur lesquelles tonton Lachaille préleva sa part en s’invitant à diner. Gilberte, un peu grise, raconta pendant le repas les potins de son…
-
Gustave Caillebotte, mécène bourgeois impressionniste
Caillebotte est mort jeune, à 46 ans, et n’est pas particulièrement connu du grand public bien qu’il ait fait partie des impressionnistes. Issu d’une famille bourgeoise parisienne, il n’a jamais eu à se soucier des lendemains, se tenait loin de Montmartre et des cocottes parisiennes et ne peignait pas pour vivre mais pour son plaisir personnel. Fasciné par la vie citadine, par la modernité qui envahit Paris, ses toiles sont simples, sans artifices et sans cette sensation d’esprit tourmenté qu’on rencontre chez Van Gogh par exemple. Peut-être sont-elles trop simples. Qui serait réellement intéressé aujourd’hui par des vues de maisons campagnardes bourgeoises entourées de fleurs ou de couples se promenant…






You must be logged in to post a comment.