Henri Matisse JAZZ – Une symphonie de découpages et de créativité
Le texte ci-dessous est l’extrait du livre Henri Matisse (ISBN: 9798894055756) écrit par Henri Matisse, publié par Parkstone International.
Jazz, peinture d’Henri Matisse, est une oeuvre qui se caractérise par un rythme visuel et poétique, où texte et image sont étroitement imbriqués. Les pages manuscrites qui accompagnent les planches en couleurs ne sont pas destinées à être lues comme un texte traditionnel, mais plutôt comme une ponctuation visuelle, un intermède ornemental entre les « découpages » vibrants. Comme l’a souligné le peintre lui-même dans ses écrits, « Je dois présenter les planches en couleurs dans les conditions qui leur sont les plus favorables. » Dans le cadre de cette expérience, il est impératif de séparer les éléments par des intervalles de nature différente. Il a été jugé que le texte manuscrit était le plus adapté à cet effet. La taille de l’écriture a été déterminée par la nécessité d’établir une harmonie décorative avec le caractère des planches en couleurs. Ainsi, il apparaît que le rôle de ces pages est purement complémentaire, les couleurs en question étant par ailleurs déjà bien définies. À l’instar de l’importance des asters dans la composition d’un bouquet, ces éléments visuels contribuent à l’harmonie générale de l’oeuvre. Il convient de préciser que leur rôle est purement spectaculaire.

Bien que l’essence de ces textes manuscrits réside principalement dans leur dimension visuelle, leur contenu se révèle être un témoignage précieux de la pensée et de la sensibilité de l’artiste. Cependant, l’oeuvre de Matisse, rédigée dans un style typiquement français, marqué par une écriture stylisée et calligraphique, peut présenter une certaine complexité de lecture, notamment pour les lecteurs non francophones.
Dans un souci d’accessibilité et de compréhension, une traduction fidèle du texte en anglais a été ajoutée à la fin de cette édition. Cette modification a pour objectif de faciliter une appréciation plus nuancée de l’oeuvre, sans altérer son intégrité esthétique et poétique intrinsèque.








Traduction en français :
Pourquoi après avoir « Qui veut se donner à la peinture doit commencer par se faire couper la langue », ai-je besoin d’employer d’autres moyens que ceux qui me sont propres ? Cette fois j’ai à représenter des planches de couleur dans des conditions qui leur soient les plus favorables. Pour cela, je dois les séparer par des intervalles d’un caractère différent. J’ai jugé que l’écriture manuscrite convenait le mieux à cet usage. La dimension exceptionnelle de l’écriture me semble obligatoire pour être en rapport décoratif avec le caractère des planches de couleur.
Ces pages ne servent donc que d’accompagnement à mes couleurs comme des asters aident dans la composition d’un bouquet de fleurs d’une plus grande importance. LEUR RÔLE EST DONC PUREMENT SPECTACULAIRE. Que puis-je écrire ? Je ne puis pourtant pas remplir ces pages avec des fables de La Fontaine, comme je le faisais, lorsque j’étais clerc d’avoué, pour les « conclusions grossoyées », que personne ne lit jamais, même pas le juge, et qui ne se font que pour user une quantité de papier timbré en rapport avec l’importance du procès. Il ne me reste donc qu’à rapporter même pas le juge, et qui ne se font que pour user une quantité de papier timbré en rapport avec l’importance du procès. Il ne me reste donc qu’à rapporter que l’on accorde en général aux écrits des peintres.
Jetons un coup d’œil à quelques-unes de ses œuvres dans ce livre :





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