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Edward Burne-Jones

Edward Burne-Jones, l'un des derniers préraphaélites, a donné vie à des mondes imaginaires dans ses peintures impressionnantes, ses vitraux et ses tapisseries.

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Lorsque Le Roi Cophetua et la jeune mendiante de Burne-Jones, toile de la taille d’une peinture murale, fut exposée lors de l’Exposition universelle de 1889 à l’ombre de la Tour Eiffel récemment construite, elle fit à peine moins sensation que la tour elle-même. Lors de l’exposition, Burne-Jones reçut non seulement une médaille d’or mais aussi la Légion d’honneur.

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Le Roi Cophetua et la jeune mendiante,1880-1884.
Huile sur toile, 290 x 136 cm. Tate Britain, Londres.

Il devint l’un de ces rares « anglo-saxons » qui, de Constable au début du XIXe siècle jusqu’à Jerry Lewis à la fin du XXe siècle, avaient été intégrés au coeur de l’intelligentsia française. Pendant les quelques années que dura l’engouement pour Burne-Jones, des femmes françaises à la mode se vêtirent et se comportèrent « à la Burne-Jones » et cultivèrent le teint pâle, les yeux cernés et les airs d’épuisement maladif.

Saint Georges et le dragon
Saint Georges et le dragon : La Pétition au roi, 1865-1866.
Huile sur toile, 106,7 x 183 cm.
Hanover College, Hanover (Indiana).

Les deux grands peintres symbolistes français, Gustave Moreau et Pierre Puvis de Chavannes, reconnurent immédiatement Burne-Jones comme l’un de leurs compagnons de route artistique. En 1892, tête de file de la « Décadence », « Sâr » Joséphin Peladan, annonça que Burne-Jones allait exposer dans son « Salon de la Rose-Croix », récemment instauré et dédié aux symbolistes, aux côtés de Puvis de Chavannes et d’autres symbolistes français significatifs ainsi que de certains préraphaélites anglais.

Saint Georges et le
Saint Georges et le dragon : La Princesse Sabra tirant au sort, 1865-1866.
Huile sur toile, 106,7 x 183 cm. Hanover College, Hanover (Indiana).

Burne-Jones écrivit à son confrère George Frederick Watts : « Je ne sais rien au sujet de ce Salon Rose-Croix, j’ai reçu une sorte de pamphlet ampoulé assez amusant, une lettre me demandant d’y exposer, mais j’ai des réserves à cet égard. » A l’instar de Puvis, qui alla jusqu’à écrire au Figaro pour nier toute relation avec ce nouveau Salon, Burne-Jones refusa l’invitation. Il aurait été très invraisemblable que Burne-Jones ait accepté ou peut-être même compris l’étiquette de « symboliste ».

Le Chevalier
Le Chevalier miséricordieux, 1863. Aquarelle et gouache, 100,3 x 69,2 cm.
Museums and Art Gallery, Birmingham.

Pourtant, à nos yeux, il semble avoir été l’un des membres les plus représentatifs du mouvement symboliste et de cet esprit « fin de siècle » si largement répandu. Le symbolisme était une réaction de la fin du XIXe siècle à la philosophie positiviste, qui avait dominé le milieu du siècle, et avait trouvé à s’exprimer dans la matérialité crasse des peintures de Courbet et de Manet et le réalisme des romans d’Émile Zola ou encore dans l’emphase mise sur la perception sensorielle par l’impressionnisme.

La Lamentation, 1866.
La Lamentation, 1866.
Aquarelle et gouache sur papier marouflé sur toile, 47,5 x 79,5 cm.
William Morris Gallery, Walthamstow.

Par-dessus tout, il s’agissait d’une réaction contre la croyance dans le progrès et la modernité incarnés par la Tour Eiffel elle-même, et contre le triomphe de l’industrie et du commerce célébrés dans la vaste « Salle des Machines » de la même exposition qui avait horrifié Puvis de Chavannes et lui avait donné des cauchemars.

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