Les trésors secrets de la Perses : un art perdu, aujourd’hui retrouvé
Le texte ci-dessous est l’extrait du livre Les Trésors perdus de l’art persan (ISBN: 9781783108947) écrit par Vladimir Lukonin et Anatoly Ivanov, publié par Parkstone International.
Les thèses de cet article sont loin d’être toutes prouvées avec précision. Il renferme un grand nombre d’hypothèses très discutables. C’est pourquoi il n’est pas exclu que le résultat rappelle cette histoire rapportée par Djelal ad-din Roumi :
« Le fils du padischah étudiait la magie et apprit à déterminer les objets sans les voir. Le padischah cacha dans sa main une bague ornée d’une pierre précieuse et lui demanda de deviner l’objet. Le prince répondit que la chose qui était dans sa main était ronde, qu’elle faisait partie des minéraux et qu’elle était trouée au centre. Après réflexion le prince dit que c’était une meule… »
Voilà plus de cent ans que l’on dispute dans les ouvrages scientifiques la question de l’époque et des voies de pénétration sur le plateau iranien des Mèdes et des Perses avant tout.





Bien que ces peuples ne soient mentionnés que dans des textes assyriens du IXe siècle avant notre ère (la première fois, dans l’inscription du roi assyrien Salmanasar III, vers 843 avant notre ère), les appellations perses des lieux et les noms des administrateurs ont été retrouvés par les savants dans des textes cunéiformes plus anciens. Selon l’une des théories les plus solidement argumentées, l’installation des tribus perses sur le territoire de l’Iran actuel date du XIe siècle avant notre ère, et leur voie de migration (en tout cas celle qu’avait suivie la majeure partie de ces tribus) passait par le Caucase.
Il existe aussi une autre version selon laquelle elles seraient venues d’Asie centrale et se seraient avancées jusqu’aux frontières occidentales du plateau iranien vers le IXe siècle avant notre ère. En tout cas ce fut la pénétration progressive d’une nouvelle ethnie dans un milieu linguistique très bigarré : dans une région où, à côté de terres appartenant aux grandes puissances de l’Antiquité, l’Assyrie et l’Élam, il existait des dizaines de principautés et de petites villes-états. Les tribus perses, éleveurs comme agriculteurs, en s’installant sur les terres appartenant à l’Assyrie, à l’Élam, aux royaumes de Manna et d’Urartu, tombaient sous la dépendance des dirigeants de ces États.

Au premier abord, ces questions sur les voies de pénétration des Perses et sur les méthodes de leur assimilation au sein de la population autochtone de ces régions au cours du XIIe siècle avant notre ère paraissent n’avoir qu’un rapport indirect avec l’histoire de l’art et de la culture de la Perse. Cependant ce sont elles qui orientent les recherches archéologiques entreprises sur un vaste territoire pour mettre à jour des témoins des périodes pré-iranienne et proto-iranienne, ou en termes archéologiques, des périodes de l’âge du fer en Perse. À la suite de recherches intenses effectuées par les archéologues de plusieurs pays en Iran depuis les années 1950 et jusqu’à ces derniers temps, la plupart des savants arrivèrent à la conclusion que dans les régions occidentales de l’Iran (les monts Zagros) durant la période de l’âge du fer I (vers 1300–1000 avant notre ère) apparurent de nouvelles tribus qui changèrent brusquement l’aspect de la culture matérielle de cette région. Cette invasion fut d’après certains archéologues « tout à fait dramatique ». Les formes et la décoration des objets en céramique changent d’une manière frappante : la céramique à décor peint est remplacée par des récipients en terre grise ou rouge de formes nouvelles appelées « théières », des verres sur long pied, des tripodes. Le rite des enterrements change aussi. On voit apparaître en dehors des villes de vastes cimetières, on enterre dans des coffres de pierre ou cistes, d’autres détails changent aussi.
Par la suite, à l’âge du fer II (1000–800 avant notre ère) et à l’âge du fer III (800–500 avant notre ère) s’ensuivent des changements progressifs dans le cadre de cette culture unie, pour sa plus grande partie apportée de dehors. Sa propagation dans les monts Zagros est d’abord géographiquement limitée et semble ne pas contredire l’installation de tribus perses connues d’après les documents écrits.

Plus tard (à l’âge du fer III), elle s’étend sur un large territoire, englobant pratiquement tout l’Iran occidental, ce qui peut être lié à la formation et à l’expansion des États mède et perse. Pourtant l’étude détaillée de toutes les publications parues jusqu’à présent semble détruire ce schéma structuré.
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