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La Petite Danseuse de Degas – Réalisme et réalité
L’œuvre trône dans l’une des galeries du musée d’Orsay, dans une vitrine. Elle mesure environ un mètre de haut, et représente une jeune danseuse. Il s’agit bien entendu de la Petite Danseuse de 14 ans, réalisée par Edgard Degas dans les années 1880. Œuvre célèbrissime dans la carrière du maître généralement qualifié d’impressionniste, elle détone pourtant du reste de sa production par son réalisme dérangeant. Une sculpture d’un genre nouveau Lorsque Degas présente l’œuvre à l’exposition des impressionnistes de 1881, la seule sculpture qu’il exposera jamais d’ailleurs, elle fait scandale. Les critiques la trouvent laide, simiesque. Et pour cause, elle n’a pas le charme et la volupté qu’on attend des…
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Impressionnistes paparazzis
Les peintres impressionnistes étaient les photographes de leur temps. Intéressés bien sûr par les paysages, mais aussi par les femmes, les intérieurs intimes et les loisirs alors en vogue. Les cocottes parisiennes, vivant à Montmartre ou Montparnasse ne sont rien de moins que les Paris Hilton et Kim Kardashian du xixe siècle. Elles dictaient la mode qui était copiée par toutes les femmes quelle que soient leurs classes sociales. Les peintres voulaient capter l’air du temps et rendre compte du goût par la même occasion. Renoir ou Monet pénètrent dans la vie intime, accordent beaucoup d’attention au corps féminin qu’ils tracent précisément sous des tissus délicats ou qu’ils montrent nus.…
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Gustave Caillebotte, mécène bourgeois impressionniste
Caillebotte est mort jeune, à 46 ans, et n’est pas particulièrement connu du grand public bien qu’il ait fait partie des impressionnistes. Issu d’une famille bourgeoise parisienne, il n’a jamais eu à se soucier des lendemains, se tenait loin de Montmartre et des cocottes parisiennes et ne peignait pas pour vivre mais pour son plaisir personnel. Fasciné par la vie citadine, par la modernité qui envahit Paris, ses toiles sont simples, sans artifices et sans cette sensation d’esprit tourmenté qu’on rencontre chez Van Gogh par exemple. Peut-être sont-elles trop simples. Qui serait réellement intéressé aujourd’hui par des vues de maisons campagnardes bourgeoises entourées de fleurs ou de couples se promenant…
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Modernisme européen versus modernisme mondial
La collection Sonderbund, créée par plusieurs galeries allemandes, rassemblait au début du xxe siècle 577 peintures des artistes de la scène moderne. Elle a exposé les artistes les plus novateurs, ce qui était inédit et osé en 1912. Le Wallraf-Richartz Museum a décidé de rassembler cette collection pour raviver l’esprit moderne du monde artistique de l’époque. Seule une centaine d’œuvres a pu être regroupée car certaines d’entre elles sont devenues inestimables et il est difficile de les déloger de leur lieu de conservation. Van Gogh côtoyait Munch, Cézanne et les membres expressionnistes allemands du Blaue Reiter. Pourrait-on aujourd’hui réaliser une exposition regroupant tous les artistes les plus avant-gardistes ? Certainement pas…
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Le XIXe siècle, éternelle chronique de l’art français
Le xixe siècle français : siècle de l’art de vivre à la française. Qui ne pense pas tout de suite à Toulouse-Lautrec et au monde des bordels de Montmartre, à la forte consommation d’absinthe qui, en un sens, développait l’esprit créatif, à la grande époque du Moulin Rouge, aux cafés-concerts et à Pigalle. Révolution, industrialisation, bourgeoisie, tels sont les mots qui nous viennent à l’esprit. Mais il faut surtout penser à la Modernité, aux changements des mœurs. Comme le prouve le tableau d’Édouard Manet ci-dessous, ce siècle a été avant tout celui du renouveau et des chocs visuels pour le grand public : une femme nue au milieu d’hommes habillés, pure…















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