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La vie de Hokusai : L’artiste visionnaire de l’Ukiyo-e au Japon

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Le texte ci-dessous est l’extrait du livre Hokusai (ISBN: 9781783108688), écrit par Edmond de Goncourt, publié par Parkstone International.

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Hokusai est né en 1760 à Edo, (octobre ou novembre, selon certains, mars, selon d’autres) dans le quartier Honjô, proche de la rivière de la Sumida et de la campagne, un quartier affectionné par le peintre. Il signe même, pendant un temps, ses dessins : « le paysan de Katsushika », Katsushika étant le district de la province où se trouve le quartier Honjô. D’après le testament de sa petite fille, Shiraï Tati, il serait le troisième fils de Kawamura Itiroyemon – connu sous le nom de Bunsei – un artiste dont on ne connait pas la profession. Vers l’âge de quatre ans, Hokusai, dont le premier nom était Tokitaro, fut adopté par Nakajima Isse, fabricant de miroirs de la famille princière de Tokugawa.

Hokusai, encore enfant, entra comme commis chez un grand libraire d’Edo où, tout à la contemplation des livres illustrés, il remplit si paresseusement et si dédaigneusement son métier de commis, qu’il fut mis à la porte. Le feuilletage des livres illustrés du libraire et cette vie dans l’image, pendant de longs mois ont fait naître chez le jeune homme le goût et la passion du dessin. Vers l773-1774, il travailla chez un graveur sur bois et, en 1775, sous le nom de Tetsuro, il grava les six dernières feuilles d’un roman de Santchô. Le voilà graveur, jusqu’à l’âge de dix-huit ans.

Village près d’un pont, 1798, Hokusai
Village près d’un pont, extrait de la série « Danses rituelles pour les garçons » (Otoko Toka), 1798. Nishiki-e, 20,6 x 36 cm. Musée national des Arts asiatiques – Guimet, Paris.

En 1778, Hokusai, alors nommé Tetsuzo, abandonne son métier de graveur. Il ne consent plus à être l’interprète, le traducteur du talent d’un autre. Il est pris du désir d’inventer, de composer, de donner une forme personnelle à ses créations. Il a l’ambition de devenir peintre. Il entre, à l’âge de dix-huit ans, dans l’atelier de Katsukawa Shunshō, où grâce à son talent naissant, on l’appele Katsukawa Shunrō. Là, il peint des acteurs et des scènes de théâtre dans le style de Tsutzumi Torin et produit beaucoup de dessins sur des feuilles volantes, appelés kyōka surimono. Le maître l’autorise à signer, sous ce nom, ses compositions représentant une série d’acteurs, dans le format en hauteur des dessins de comédiens de Shunshō, son maître. À ce moment, commence à apparaître chez le jeune Shunrō un rien du grand dessinateur que sera le grand Hokusai. Il continue à dessiner et à produire, jusqu’en 1786, avec persévérance et par un travail entêté, des compositions portant la signature de Katsukawa Shunrō ou, simplement, Shunrō.

Aube du nouvel an, 1798, Hokusai
Aube du nouvel an, 1798. Nishiki-e, 22,5 x 16,3 cm. British Museum, Londres.

En 1789, le jeune peintre a vingt-neuf ans, une circonstance particulière le pousse à quitter l’atelier de Katsukawa. D’ailleurs, Hokusai gardera la manie de changer perpétuellement d’habitation et de ne jamais demeurer plus d’un ou deux mois dans le même endroit. Ce départ se passa dans les circonstances suivantes : Hokusai avait peint une affiche d’un marchand d’estampes. Le marchand en avait été si satisfait qu’il le fit richement encadrer et placer devant sa boutique. Un jour, un camarade d’atelier, d’une promotion plus ancienne que lui, passe devant la boutique. Il trouve l’affiche mauvaise et la déchire pour sauver l’honneur de l’atelier Shunshō. Une dispute s’ensuit entre l’ancien et le nouvel élève, à la suite de laquelle Hokusai quitte l’atelier avec la résolution de ne plus s’inspirer que de lui-même et de devenir un peintre indépendant des écoles qui l’ont précédé. Dans ce pays où les artistes semblent changer de noms presque autant que d’habits, il abandonne la signature de Katsukawa pour prendre celle de Mugura, qui signifie buisson, en disant au public que le peintre portant ce nouveau nom n’appartenait à aucun atelier. Secouant complètement le joug du style de Katsukawa, les dessins signés Mugura sont plus libres et adoptent une optique personnelle.

Femmes avec un télescope, 1790, Hokusai
Femmes avec un télescope, extrait de la série Les Sept Mauvaises Habitudes (Furyu nakute nana kuse), fin des années 1790. Oban, nishiki-e. Kobe City Museum, Kobe.

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