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Pascin : Les joies de la fesse et le clown triste
Un sang séfarade, turc, italien, espagnol et sans doute plus. Des premiers jours bulgares dans une famille aisée ; une formation artistique à peu près autodidacte et misérable en Allemagne et en Autriche. La vie de Julius Mordecai Pincas est à l’image de son nom d’artiste – une anagramme née de la honte d’un père strict qui refuse que le patronyme d’une famille respectable soit associé aux fruits de bordels qui s’étalent sous le crayon de celui qui fut son fils – Pascin. Une vie (d)ébauchée, contrastée par les lumières de Montparnasse dont l’incandescence des cafés de la Rotonde et du Dôme n’atteint pourtant pas les recoins d’ombre de son plus…
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Pascin, le prince de Montparnasse
24 décembre 1905 ; un homme arrive à Paris. Il a vingt ans et a déjà, malgré son jeune âge, une réputation qui le précède. Il est attendu comme le messie. Dans les années qui suivirent, Montparnasse devint son royaume ; on le surnomma d’ailleurs le « prince de Montparnasse » : je parle bien sûr de Pascin. Il régnait alors à Paris une douceur de vivre sans précédent ; la Longue Dépression avait pris fin. La guerre à venir était encore inconcevable. Paris était le centre artistique et culturel dans cet entre-deux chantant et dansant. C’est la Belle époque, et les « Cocottes » sont le symbole de la légèreté qui s’étendait de la butte Montmartre à…






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