William Blake
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Le maître mystique : L’exploration de l’imagination profonde de William Blake

William Blake est un poète, artiste et visionnaire anglais de l’ère romantique, né en 1757. Il est célèbre pour son génie créatif, tant dans la littérature que dans l’art. Les œuvres de Blake, connues pour leur contenu mystique et symbolique, abordent les thèmes de la spiritualité, de l’imagination et de la condition humaine.

Le texte ci-dessous est l’extrait du livre William Blake (ISBN: 9781783108749) écrit par Osbert Burdett, publié par Parkstone International.

Dans l’immédiat, toutefois, les systèmes intellectuels et les questions mystiques n’occupaient pas totalement son esprit. Comme tous ses contemporains habités par le souvenir de la guerre d’indépendance américaine, Blake était profondément troublé par les événements de France. Les circonstances l’ont poussé à s’associer aux sympathisants londoniens de la Révolution française qu’il rencontra dans la boutique de Johnson, le libraire. Ce dernier avait été présenté à Blake par l’intermédiaire de Füssli. Johnson était l’éditeur des Droits de la femme (1792) de Mary Wollstonecraft et de la Justice politique (1793) de Godwin, mais aussi l’ami de Thomas Paine, dont il estima prudent de refuser les Droits de l’homme.

L’Europe, une prophétie, planche 7, 1794, William Blake
L’Europe, une prophétie, planche 7, 1794. Gravure en taille-blanche et en relief, imprimée en couleur et colorée à la main, 37,3 x 26,7 cm. University of Glasgow Library, Glasgow.

Tous ces ouvrages, et d’autres traitant de thèmes semblables, se trouvaient dans la boutique de Johnson près du cimetière de St. Paul, et le libraire employait Blake pour dessiner et graver, notamment pour réaliser six illustrations des Contes pour enfants de Mary Wollstonecraft. Johnson était non seulement un libraire et un éditeur, mais aussi un mécène et un hôte qui donnait chaque semaine des dîners pour le cercle de personnalités qui s’étaient rassemblées autour de lui. À cette époque, Blake assistait à ces dîners. Il était étrange que Blake entrât dans cette société. Il pensait adhérer à leurs idées politiques, vagues éloges de la liberté, bien qu’il ne se fût jamais beaucoup engagé dans les questions politiques. Il était violemment opposé à leur scepticisme et à leur rationalisme. Les athées auraient pensé qu’il était chrétien, les chrétiens, qu’il était hérétique.

En plus de tout son courage, Blake avait un excellent sens pratique et c’est lui, comme il le rapporte ultérieurement, qui sauva Paine lorsque les autorités paniquées voulurent se saisir de lui. Celles-ci commencèrent, en 1792, à prendre des mesures répressives contre ses « publications séditieuses » et, en septembre, alors que l’auteur des Droits de l’homme venait d’être élu membre de la Convention nationale par le département de Calais, le gouvernement anglais engagea une action contre Paine pour diffamation. La seconde partie de son livre, parue peu avant, n’en connut que plus de succès, et cela encouragea Paine et les « amis de la liberté » à répondre par des réunions provocatrices et des allocutions publiques.

Illustration pour Jérusalem, l’émanation du géant Albion, planche 41, vers 1804-vers 1820, William Blake
Illustration pour Jérusalem, l’émanation du géant Albion, planche 41, vers 1804-vers 1820. Gravure en relief en manière blanche et noire, avec aquarelle et lavis gris, 34,5 x 27 cm. Yale Center for British Art, New Haven (Connecticut).

Un jour de septembre, après que Paine eut relaté, chez Johnson, un discours passionnant prononcé lors d’une réunion la veille au soir, Blake, qui était présent, arrêta Paine au moment où il allait partir et lui dit : « Ne rentrez pas chez vous ou vous êtes un homme mort », et il le pressa de se rendre en France. Une vingtaine de minutes seulement après que Paine eut quitté Douvres pour la France, les autorités portuaires reçurent un mandat d’arrêt contre lui. Six ans plus tard, Johnson lui-même fut condamné à une amende et emprisonné pour avoir publié un « livre séditieux ». Cela ne l’empêcha pas pour autant de continuer à donner ses dîners hebdomadaires et à encourager les débats animés.

Le service rendu à Paine n’est pas le seul exemple du courage de Blake en situation d’urgence. Les pièces situées à l’arrière de sa maison de Poland Street donnaient sur les premières installations du cirque Astley, et l’on pouvait observer les animaux et leurs gardiens. Un jour, raconte Tatham, Blake vit un jeune garçon qui boitait péniblement et dont les pieds étaient enchaînés à une entrave pour cheval. Furieux de ce qu’il voyait, Blake réclama aux hommes du cirque la libération de l’enfant et l’obtint. Lorsque, plus tard, M. Astley vint se plaindre de son intervention, Blake apaisa sa colère.

Illustration pour La Divine Comédie de Dante, Enfer II, 59 69, 1824-1827, William Blake
Illustration pour La Divine Comédie de Dante, Enfer II, 59 69, 1824-1827. Plume, encre et aquarelle sur crayon, 52,5 x 37 cm. Tate Gallery, Londres.

Au cours de l’année 1792, Sir Joshua Reynolds et la mère de Blake moururent. Mme Blake avait soixante-dix ans et fut enterrée le 4 septembre à Bunhill Fields. C’est pratiquement tout ce que nous savons d’elle, car les amis que Blake eut dans ses dernières années remarquèrent que, s’il parlait souvent de son frère Robert, il ne mentionnait presque jamais ses parents. Plus tôt, cette même année, le 23 février, la procession funéraire de Sir Joshua Reynolds était remontée publiquement de sa résidence de Leicester Fields à la cathédrale St. Paul. Les deux artistes s’étaient rencontrés, mais entre deux hommes de destinées et de talents si différents, il y avait peu de points communs. Gilchrist mentionne « un ami rescapé » qui avait évoqué une conversation de Blake sur Reynolds :

« Il était furieux de ce que Reynolds avait osé dire de ses premières oeuvres. Lorsqu’il était jeune, il avait montré à Reynolds quelques croquis et s’était vu conseiller de travailler avec moins d’extravagance et plus de simplicité, et de corriger son dessin. Blake semblait prendre cela comme un affront qu’il ne pourrait jamais oublier. Lorsqu’il en parlait, c’était sur un ton très indigné. »

Illustration pour La Divine Comédie de Dante, Enfer XXVIII, 98-138, 1824-1827
Illustration pour La Divine Comédie de Dante, Enfer XXVIII, 98-138, 1824-1827. Plume, encre et aquarelle sur crayon, env. 37 x 52,5 cm. Tate Gallery, Londres.

Ce témoignage et quelques autres révèlent que Blake trouvait Reynolds personnellement très agréable, et il ne fait aucun doute qu’ils étaient également assortis dans leurs manières.

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