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L’univers surréaliste de Salvador Dalí

Le texte ci-dessous est l’extrait du livre Salvador Dalí (ISBN: 9781644618455), écrit par Victoria Charles, publié par Parkstone International.

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Salvador Dalí était un artiste surréaliste espagnol connu pour son excentricité et ses contributions novatrices au monde de l’art. Né à Figueres, en Espagne, en 1904, Dalí fait preuve d’un talent artistique remarquable dès son plus jeune âge. Il est devenu célèbre pour ses peintures surréalistes, caractérisées par une imagerie onirique, des horloges en fusion et des paysages fantastiques. Parmi ses œuvres les plus célèbres, citons “La persistance de la mémoire”, “Les cygnes reflétant les éléphants” et “Le sacrement de la dernière Cène”. Le style artistique de Dalí remet en question les normes traditionnelles, mêlant réalisme et surréalisme pour créer des compositions visuellement frappantes et stimulantes. Au-delà de la peinture, il a exploré la sculpture, le cinéma et d’autres médiums, laissant un héritage durable qui continue d’influencer l’art contemporain. La personnalité excentrique et le style de vie flamboyant de Dalí ont contribué à son statut d’icône dans le monde de l’art. Il est décédé en 1989, mais sa vision artistique particulière et son approche unique de la créativité restent célébrées et étudiées dans le monde entier.

Portrait de Paul Éluard, 1929, Dalí
Portrait de Paul Éluard, 1929. Huile sur carton, 33 x 25 cm. Ancienne collection Gala-Salvador Dalí

Les premiers souvenirs de Dalí remonteraient à deux mois avant sa naissance, le 11 mai 1904. Dans son autobiographie, il décrit le « paradis intra-utérin » aux « couleurs de l’enfer, c’est-à-dire rouge, orange, jaune et bleuté, la couleur des flammes, du feu. Il est surtout chaud, immobile, mou, symétrique, double et gluant.3 » L’image la plus surprenante qu’il se remémore de sa naissance, de l’expulsion du paradis qu’il a pu transposer dans ce monde froid et clair, représente deux oeufs sur le plat qui flottent et dont le blanc est phosphorescent :

« Ces oeufs de feu finissaient par se confondre en une pâte blanche et amorphe, d’une extrême mollesse ; il semblait qu’elle était tiraillée en tous sens, son extrême extensibilité lui permettait de s’adapter à toutes les formes, semblait se plier à mon désir croissant de la voir triturée, pliée, repliée en tous sens. J’étais au comble de la jouissance et j’aurais voulu que tout fût ainsi ! Les objets mécaniques devaient devenir plus tard mes pires ennemis et les montres elles-mêmes seraient molles ou ne seraient pas. »

La vie de Dalí est assombrie par la mort de son frère. À peine âgé de deux ans, l’aîné de la famille meurt le 1er août 1903 d’une gastro-entérite. Dalí, lui, prétendra que son frère avait déjà sept ans lorsqu’il attrapa une méningite. Ian Gibson, à l’occasion d’une exposition à Londres en 1994 sur les jeunes années de Dalí, vérifia les actes de naissance et de décès du frère mort. Il constata alors que les déclarations du peintre étaient fausses.

Remords ou Sphynx enlisé, 1931, Dalí
Remords ou Sphynx enlisé, 1931. Huile sur toile, 19,1 x 26,9 cm. Musée d’Art de Kresge, East Lansing, Michigan

Par ailleurs, Dalí reprochait à ses parents de lui avoir donné le prénom de son frère mort. Or, Gibson découvrit que cela n’était que partiellement vrai. Les deux enfants reçurent comme prénom celui du père mais également deux autres prénoms : l’aîné fut baptisé Salvador Galo Anselmo, le benjamin Salvador Felipe Jacinto.

Mais le jeune Salvador sentait qu’il n’était guère que le double de son frère mort :

« J’ai vécu toute mon enfance et toute ma jeunesse en pensant que j’étais une partie de mon frère mort, c’est-à-dire que je portais dans mon corps et dans mon âme le cadavre de mon frère mort qui s’aggrippait à moi parce que mes parents parlaient sans arrêt de l’autre Salvador. »

La Vieillesse de Guilllaume Tell, 1931, Dalí
La Vieillesse de Guilllaume Tell, 1931. Huile sur toile, 98 x 140 cm. Collection particulière

De peur que leur second fils pût également tomber malade et mourir, les parents ont tout particulièrement dorloté et gâté Salvador. Dalí fut entouré d’un cocon d’affection féminine tissé non seulement par sa mère Felipa Domenech Ferrés, mais aussi plus tard par sa grand-mère María Ana Ferrés et sa tante Catalina, qui vinrent s’installer dans la maison de ses parents en 1910. Dalí raconte que sa mère lui ordonnait toujours de mettre une écharpe avant de sortir. Quand il lui arrivait malgré tout de tomber malade, il se réjouissait de pouvoir rester au lit :

« Comme j’aimais avoir une angine ! J’attendais avec impatience de faire une rechute – ces convalescences étaient de vrais paradis ! Lucia, ma vieille nourrice, venait me tenir compagnie tous les après-midi et ma grand-mère s’installait près de la fenêtre pour tricoter. »

La soeur de Dalí, de quatre ans sa cadette, raconte dans le livre Salvador Dalí visto por su hermana (Salvador Dalí vu par sa soeur) que leur mère quittait rarement son frère des yeux et qu’elle veillait très souvent la nuit près de son lit car, lorsqu’il s’éveillait effrayé et qu’il était seul, il se mettait à pousser des cris de terreur.

Portrait équestre de Carmen Bordiu-Franco, 1974, Dalí
Portrait équestre de Carmen Bordiu-Franco, 1974. Huile sur toile, 160 x 180 cm. Collection privée

Salvador apprécie la compagnie de ces femmes, tout particulièrement celle des deux plus âgées, sa grand-mère et Lucia. En revanche, il a très peu de contacts avec les enfants de son âge. Il joue très souvent seul. Il se déguise en roi et s’observe dans la glace :

« … avec ma couronne, la cape jetée sur mes épaules et le reste du corps complètement nu. Puis, je cachais mon sexe en le maintenant serré entre mes cuisses afin de ressembler le plus possible à une fille. Déjà à cette époque, j’adorais trois choses : la faiblesse, la vieillesse et le luxe. »

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