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Jackson Pollock: Instinct vs. Reason
It’s a complete mess. Loops of color tangled together and running rampant energize nearly every inch of the composition. Far from the reaches of common sense or common experience, we cannot be sure what exactly we are looking at, or how we should feel. However when facing down Jackson Pollock’s seventeen foot monster One: Number 31 (1950), there is an unshakable feeling that this grand piece was no accident. The lyricism behind his movements—a web of flicks, dribbles, drips—is a lot like life, a mixture of uncontrollable and controllable factors. Maybe it’s not such a mess, as much as it simply elicits the response: What the f$&k? Even Pollock himself…
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À la rencontre de Maurice Denis : « Pas besoin de partir loin pour voyager »
Ce n’est pas de moi… mais de la SNCF. « Pas besoin de partir loin pour voyager », voilà le slogan d’une nouvelle campagne publicitaire de la SNCF en collaboration avec la STIF (Société des Transports d’Île de France). Je suis toujours sacrément étonnée par leurs trouvailles. Après avoir placé des pianos dans ses gares, la Société Nationale des Chemins de Fer veut nous offrir « la culture à portée de train ». Le train et la culture ; la culture et le train… Étonnée parce que généralement, en ce qui me concerne, les voyages en train sont rarement des moments de grande élévation intellectuelle ; c’est-à-dire que j’entreprends rarement de me cultiver dans un train.…
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Bomber le gris, Combler le vide
Premier voyage à Rome ; choc. Les murs de la cité antique recouverts de tags, d’inscriptions incompréhensibles. Les immeubles, les boîtes aux lettres, les panneaux de signalisation. Les bus, les trains, rien ne semblait pouvoir échapper aux taggeurs. Je venais pour découvrir le Forum romain, le Colisée. En marchant dans les ruelles, ou bien le long du Tibre, je découvrais le street art… à l’italienne. Trois ans plus tard, premier voyage à Berlin. Le choc a laissé place à l’émerveillement. Dans la partie Est de la ville, je découvre un monde nouveau, un monde « souterrain ». Non loin de la fameuse East Side Gallery, des usines désaffectées, des hôpitaux abandonnés et autres…
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Aussi simple qu’un Mondrian
« Franchement, même moi, je pourrais l’avoir peint. – Et tu l’as peint ? – Bah non… – Alors tais-toi. » Voilà le genre de conversations que l’on peut avoir ou entendre lorsqu’on s’approche d’un tableau « typique » de Mondrian (ceux avec beaucoup de blanc, des lignes noires et des aplats de couleurs). Bizarrement, son abstraction n’est pas de celle qui prend le néophyte ou le non-croyant aux tripes, qui l’emmène au-delà de ses limites figuratives et le transcende. Non, l’abstraction de Mondrian a plutôt l’air d’ennuyer les gens. Il faut dire qu’il en a peint des lignes noires sur fond blanc avec aplats de bleu, rouge ou jaune. À tel…
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Pascin en el Burdel
Pascin es sin duda menos conocido que otros de los artistas con los que compartió época y escuela. No obstante, entre los círculos artísticos parisinos eran famosas las fiestas en su estudio. En ellas se daban cita lo más granado de la bohemia parisina y las modelos de las escuelas de arte. No por menos, a Pascin se le conocía como el príncipe de los tres montes: Montparnasse, Montmartre y el monte de Venus. Su carrera se vio pronto marcada por su relación de rechazo a su familia de origen búlgaro, comerciantes de grano con bastante éxito, que le llevaron con 16 años a Bucarest. El joven, que ya había…
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The Brown Fairy
Nicknamed ‘la fée brune’ (the brown fairy), opium may be less colourful than its friend absinthe, ‘the green fairy’, but it is no less intriguing. Imported from China by sailors in the 19th century, it became widely used in brothels in the port cities of France. But it wasn’t long before this ‘midnight oil’ became the fashionable drug of choice in the French capital. In the glorious years of the Parisian belle époque and then afterwards in the Golden Twenties (or as the French called them, les années folles, the ‘mad years’) opium use seized the artistic circles of society. Infamous opium users include Charles Baudelaire and André Malraux, who…
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Un matin dans le métro parisien
7h42. Ligne 13 direction Saint-Denis, station Saint-Lazare. Le quai est bondé, je dois laisser passer trois rames avant d’enfin monter dans le métro. Une fois à l’intérieur du wagon, je joue collé-serré avec les quinze passagers agglutinés autour de la barre en métal. Il fait une chaleur infernale, les gens transpirent sous leurs manteaux d’hiver. Je suffoque. La climatisation n’existe pratiquement pas dans les souterrains de Paris… Les stations défilent mais le train ne désemplit pas. Je ne sais pas où poser mon regard. Surtout, éviter de croiser celui des autres. Ne pas sourire non plus (ça fait louche). Prier pour que ça passe vite et qu’il n’y ait pas…
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LES COCOTTES DE LA BELLE ÉPOQUE
Après la grande dépression de la fin des années 1880-90, le nouveau siècle ne pouvait être autre que sublime. L’air parisien est un concentré de cocottes, de folies, de fêtes, d’arts, de luxe presque ridicule… L’art de vivre est incarné par la capitale française qui apprête sa tenue, se recoiffe et bombe le torse pour la grande Exposition Universelle de 1900. Dans Gigi, Colette décrit avec merveille cette euphorie luxueuse qui devient presque hystérique : « Mme Alvarez eut un foie gras et six bouteilles de champagne, munificences sur lesquelles tonton Lachaille préleva sa part en s’invitant à diner. Gilberte, un peu grise, raconta pendant le repas les potins de son…
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Arte de café
El Denver Art Museum le está dedicando una exhaustiva muestra al arte francés. Aunque su reclamo no sea un alarde de originalidad (los impresionistas), trata de reunir arte anterior al siglo XIX para tratar de establecer una especie de hilo que una la riquísima tradición del arte francés. Ha titulado la exposición Pasaporte a París. La exposición son el realidad tres. Este repaso al arte francés está conformado por sendas muestras más pequeñas: De la corte al café, La naturaleza como musa y Sala de dibujo. Me da por comparar la mirada que los museos americanos proyectan sobre el arte francés y la visión que se tiene del arte español.…
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Baguette, Paris, Vin rouge, Fromage
Fan inconditionnelle de Woody Allen, je deviens très virulente cependant lorsque que l’on évoque Minuit à Paris. Le film est en réalité un melting pot de tous les clichés possibles et imaginables de la vie parisienne, mis bout à bout. D’ailleurs, on pourrait juste s’arrêter à l’affiche, qui à elle seule, indique la qualité du film. Reprendre la Nuit étoilée de Van Gogh pour montrer un homme déambulant le long d’un quai, n’évoque rien d’autre qu’une tentative vaine de combiner les images que chacun se fait de Paris, la vie parisienne, de la France et des français. Woody Allen aurait pu coller Owen Wilson sur un fond de café parisien…





























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