-
Edvard Munch, le maître de la perception psychologique, émotionnelle et spirituelle
Edvard Munch (1863-1944), peintre norvégien rattaché à l’expressionnisme, était si impliqué dans ses oeuvres qu’il les appelait ses « enfants », ce qui paraît plutôt cohérent au vu du contenu hautement personnel de ses toiles. En effet, Munch exprimait ses tourments intérieurs à travers son art, en particulier au début de sa carrière.
-
Shelley’s Art Musings – Journée internationale de la femme – Célébrer les femmes artistes
Il y a encore d’énormes d'écart pour de nombreuses femmes à travers le monde dans les domaines du travail et du salaire, des reconnaissances et des distinctions honorifiques. Dans la plupart des galeries contemporaines, les artistes féminines sont encore moins nombreuses que les artistes masculins.
-
James McNeill Whistler – Né sous une étoile errante
Whistler surgit à un moment crucial de l'histoire de l'art et il joue un rôle de précurseur. Il a, comme les Impressionnistes, la volonté d'imposer ses idées.
-
Le scandale de l’art de Shelley – Pleins feux sur Allen Jones
Au cours des années 60, Jones a travaillé sur les trois oeuvres d'art qui lui ont valu la notoriété controversée pour laquelle il est connu. Il s'agit de "Chaise","Table" et "Support à chapeau". Ce sont des sculptures qui ont été conçues par Jones, puis coulées en argile, et enfin terminées par une entreprise qui fabriquait des mannequins. Chaque ensemble de trois a été dupliqué six fois, ce qui a été achevé en 1969.
-
Shelley’s Art Musings – Banksy fait des vagues à Rome.
2020, c’est vraiment passer d’une situation difficile à une autre, n’est-ce pas ? Beaucoup d’événements annulés, le potentiel de la deuxième vague de Coronavirus à l’horizon. Il y a eu des conditions météorologiques bizarres, des protestations et des bêtises politiques, ce qui a contribué à une année sans précédent pour tous dans le monde. Heureusement, cela n’a pas empêché la créativité et les actions sincères d’avoir lieu. Nous avons vu des gens célébrer des travailleurs clés, s’unir pour soutenir Black Lives Matter et tant d’actes de gentillesse que cela a fait prendre conscience aux individus que les humains sont capables de grandes choses si nous cessons de travailler les uns…
-
LES COCOTTES DE LA BELLE ÉPOQUE
Après la grande dépression de la fin des années 1880-90, le nouveau siècle ne pouvait être autre que sublime. L’air parisien est un concentré de cocottes, de folies, de fêtes, d’arts, de luxe presque ridicule… L’art de vivre est incarné par la capitale française qui apprête sa tenue, se recoiffe et bombe le torse pour la grande Exposition Universelle de 1900. Dans Gigi, Colette décrit avec merveille cette euphorie luxueuse qui devient presque hystérique : « Mme Alvarez eut un foie gras et six bouteilles de champagne, munificences sur lesquelles tonton Lachaille préleva sa part en s’invitant à diner. Gilberte, un peu grise, raconta pendant le repas les potins de son…
-
Lucio Fontana : Ouvrez-moi donc cette toile
La première fois que j’ai vu une œuvre de Lucio Fontana (1899-1968), c’était au Centre Pompidou à Paris. Ce qui m’avait le plus marquée à cette époque, c’était ce rose hideux – bien trop rose pour être agréable. Après la couleur, j’avais remarqué les trous dans la toile ovoïde et m’étais demandé à quoi tout cela rimait. J’avais la sensation d’être face à une évocation très peu subtile du pouvoir reproductif de la femme et cela ne me plaisait pas vraiment. Par la suite, j’ai compris quel génie avait en fait été Fontana. En un seul petit coup de canif, l’homme avait bouleversé le champ artistique. Réfugié en Argentine, son…
-
Schiele
Depuis une vingtaine d’années, j’ai l’habitude d’aller déjeuner chez Lipp, boulevard Saint-Germain. Voici quatre ou cinq ans, ma table côtoyait celle de Gérard de Villiers, l’auteur de la série SAS. Je le remerciais avec effusion de ces livres que me permirent de voyager dans le monde, de Hong Kong à Léningrad, Bakou, etc. J’aimais son héros le prince Malko Linge. Grâce à lui, j’ai visité Vienne. À vingt ans, découvrir l’ancienne capitale de l’empire austro-hongrois fut un moment exceptionnel d’émotion. J’ai dormi au palais Schwarzenberg, diné chez Palaki, ou au Drei Hussard, et dégusté du chocolat chez Sacher. Son Altesse Sérénissime Malko Linge me guidait dans les lieux les plus…
-
Dali et le Baby-Boomeur
Pendant les années 70, si ma mémoire ne me trahit pas, j’ai découvert le grand peintre Salvador Dali. A l’époque, je fuyais comme la peste les émissions culturelles – aujourd’hui aussi. Je ne m’attendais pas à voir à la télévision un homme avec des moustaches aussi ridicules que celles d’Hitler ou Napoléon III, déclamer avec force : « Je suis fou du chocolat Lanvin. » Plus tard, je fréquentais les endroits branchés – mais le mot n’existait pas encore – les lieux comme Castel où Jean nous accueillait avec tellement de gentillesse, ou Régine rue de Ponthieu, plus moyen-oriental dans le débordement de parures d’or et de diamant portées par de jolies…
-
Le XIXe siècle, éternelle chronique de l’art français
Le xixe siècle français : siècle de l’art de vivre à la française. Qui ne pense pas tout de suite à Toulouse-Lautrec et au monde des bordels de Montmartre, à la forte consommation d’absinthe qui, en un sens, développait l’esprit créatif, à la grande époque du Moulin Rouge, aux cafés-concerts et à Pigalle. Révolution, industrialisation, bourgeoisie, tels sont les mots qui nous viennent à l’esprit. Mais il faut surtout penser à la Modernité, aux changements des mœurs. Comme le prouve le tableau d’Édouard Manet ci-dessous, ce siècle a été avant tout celui du renouveau et des chocs visuels pour le grand public : une femme nue au milieu d’hommes habillés, pure…




























You must be logged in to post a comment.